J'en ai plus qu'assez des insconscient(e)s qui veulent acheter une femelle de race plutôt qu'un mâle.
Si encore les femelles étaient plus affectueuses ou câlines, je pourrais comprendre, mais ce n'est absolument pas le cas.
Peut-être certains les jugent-ils plus belles, c'est évidemment leur droit... et cela, je peux l'admettre.
Mais je commence à comprendre que ce n'est absolument aucune de ces raisons qui les guide.
La seule et unique raison qui guide ces personnes peu scrupuleuses, c'est qu'une femelle représente, à leurs yeux, un investissement qu'ils imaginent rentable - ben oui, pour le prix d'un chat de race, on peut en avoir 6 ou 8, c'est donc "vachement" intéressant (je leur conseille quand même de se rendre sur la page intitulée "Les oeufs de Fabergé" - de manière à ce qu'ils puissent un peu mieux évaluer l'investissement et, surtout, le retour d'investissement) !
Ils ne comprennent donc pas, mieux ils n'admettent pas - ils s'offusquent même..., car puisqu'ils paient ils pensent avoir tous les droits ! - quand je leur explique que je ne vends pas des chats pour la reproduction, mais bien pour la compagnie ou les expositions et que, si tous nos chats sont munis d'un pedigree en bonne et due forme, reconnu de surcroît par le LOOF, ce pedigree est "barré" en travers par la mention "NOT FOR BREEDING".
Car j'estime qu'il m'appartient, en tant qu'éleveur responsable et soucieux de travailler à améliorer la race et non à l'abâtardir, de juger si un chat est suffisamment conforme au standard et si son patrimoine génétique est suffisamment intéressant que pour tenter à tout prix de le perpétuer.
De plus, ces "éleveurs" occasionnels ne connaissent, en général, absolument pas la race, ses spécificités, ses besoins, son histoire, son caractère. De toute façon, ils s'en fichent comme d'une guigne... La seule chose qui compte à leurs yeux, c'est le prix de vente potentiel des futurs chatons.
Ils n'imaginent même pas la difficulté qu'ils auront à trouver, en Belgique, un mâle Sibérien qui ne présentera aucune consanguinité avec leur femelle et, de toute façon, ils s'en fichent - j'en ai même déjà entendu certains dire qu'un peu de consanguinité, ce n'était pas si mauvais !
Ils pensent qu'il suffit d'apparier une femelle et un mâle de la même race - sans un minimum de connaissances en génétique - et de laisser faire la nature - après tout, c'est bien comme cela que ça se passe pour les chats de gouttière !
Comme ils reculeront ensuite devant la nécessité de s'affilier à un club et de choisir un affixe, ils vendront leurs chatons - sous le manteau - sans pedigree, à un prix dérisoire, car ils s'en débarrasseront à l'âge de 9 semaines, une fois pré-vaccinés et à peine pré-sociabilisés.
Si cela continue, le Sibérien commençant à "être à la mode", nous verrons fleurir n'importe quel chat à poil mi-long qui sera baptisé "type sibérien" et dont le caractère n'aura rien à voir avec celui de ces merveilleux félins.
C'est vraiment dommage qu'il n'existe pas en Belgique l'équivalent du LOOF français, car de telles dérives n'existeraient peut-être pas.
En ce qui nous concerne, nous avons donc maintenant pris la décision ferme et définitive de ne vendre les chatons exceptionnels que nous jugerons dignes de perpétuer la race qu'à des éleveurs confirmés et non à des personnes qui - soi-disant - envisagent de faire faire seulement une seule portée à leur femelle - my left foot, comme disent nos amis anglais. !
Pour les autres "très" beaux chatons que nous essayons de "créer" (en étudiant de très près les différentes combinaisons génétiques afin de sélectionner les plus belles couleurs), ils seront toujours vendus comme chatons de compagnie ou d'exposition aux conditions habituelles.
Ceci termine mon "coup de gueule" du jour !

Aucun commentaire n'a été laissé sur cet article.