Notre humaine s'est levée et, après avoir regardé par la fenêtre, elle s'est écriée : "Hourra ! c'est un temps de Sibi !".
Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire "un temps de Sibi" ?
Elle s'est occupée de toutes sortes de choses et puis elle est allée s'habiller dans la salle de bains. C'est drôle, quand elle est sortie, on avait l'impression qu'elle avait doublé de volume : un gros pull - il paraît que c'est un pull de ski, tiens, elle a déjà fait du ski l'humaine ? - un pantalon qui ressemblait à un sac, des grosses bottes fourrées et une espèce de bandeau dans les cheveux.
"voilà, je suis fin prête" qu'elle a dit et puis elle a pris le harnais et la laisse dans le tiroir.
Moi, Désir Noir, j'y ai eu droit en premier.
Il faut dire que je n'arrêtais pas de faire le fou dans toute la maison parce que je voyais ces drôles de trucs blancs qui tombaient du ciel et que j'aurais bien voulu courir après et les attraper.
Faut avouer que, vu de près, de tout près même, c'est un peu moins amusant ! D'abord, ça vous tombe sur le nez et dans les yeux, c'est froid et ça coule. En plus, y a pas moyen de les attraper, dès que j'en ai un, il se volatilise. En plus, ça fait comme un drôle de matelas dans lequel mes pattes s'enfoncent et puis c'est froid, c'est même vachement froid. Je suis quand même allé faire le tour de l'étang en reniflant partout. C'est marrant, on s'enfonce dans cette mollesse blanche et puis on laisse des traces. Ca colle aux poils et j'ai dû me secouer plusieurs fois. L'humaine a dit que j'étais resté assez pour une première fois et nous sommes rentrés.
Maintenant, je ne fais plus le fou, je suis perché sur l'appui de fenêtre et je regarde mes copains les oiseaux : ils s'en donnent à coeur joie dans les mangeoires et sur les boules de graisse. Les humaines disent que pour eux, l'hiver, c'est très dur, car ils ne trouvent presque plus rien à manger. C'est pour ça qu'elles leur en donnent jusqu'au printemps.

Moi, Daemone, j'ai eu droit au second tour. Quelle horreur !
D'abord, je me suis agrippée de toutes mes forces à l'humaine, je ne voulais pas descendre. Pas question de mettre une patte là-dedans ! L'humaine a dit "Pas le choix, ma vieille, on est Sibi ou on ne l'est pas !" et elle m'a déposée par terre. Je me suis enfoncée jusqu'au poitrail, ça me tombait dans les yeux, ça collait à mes vibrisses. En tout cas, pas question que j'avance ! Je l'ai regardée avec mon regard suppliant n°3 bis, celui auquel personne ne résiste et j'ai miaulé à fendre l'âme. Elle a un peu insisté en tirant doucement sur la laisse puis elle a fini par comprendre que je n'aimais pas ça du tout et on est rentrées. Ouf ! au chaud et au sec !
Moi, Blue Baïse, la matriarche, j'y suis allée au troisième tour. D'abord, j'ai tenté de faire comme Daemone, de m'agripper à l'humaine, mais rien à faire, j'y ai eu droit aussi. Tout compte fait, ce n'est pas si désagréable... Bien sûr, c'est froid et on s'enfonce mais j'ai humé toutes sortes d'odeurs étranges et je me suis promenée dans les parterres, j'ai pu voir d'un peu plus près les oiseaux qui m'intriguent tant et que je contemple durant des heures à la fenêtre. Quand j'en ai eu marre, il a suffi que je miaule avec conviction et nous sommes rentrées.
Mais, il paraît que ce n'est pas fini... On pourrait bien avoir droit à une seconde sortie cet après-midi quand l'humaine n°2 et le petit humain seront rentrés. Ils veulent faire des photos de nous dans notre élément naturel - enfin, c'est ce qu'ils disent parce que, nous, notre élément naturel, ce sont les divans et les lits, pfff ! comprennent rien à rien ces humains !
Les Sibis de Foncourt
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Cette fois, ca y est !
Tous nos bébés sont réservés. Ils vont tous nous quitter à la mi-janvier.
Cela va nous sembler vraiment drôle et la maison va nous paraître bien vide sans toutes ces petites boules d'amour.
Vivement le printemps prochain que Blue Baïse nous offre à nouveau de merveilleux chatons.
Que nous puissions les voir ouvrir les yeux, s'émerveiller, grandir, faire des bêtises, nous attendrir, nous faire peur par leur audace et leur inconscience, nous emplir le coeur d'amour et de tendresse et en emporter un petit morceau avec eux quand eux aussi nous quitteront pour apporter la joie, le bonheur et l'amour dans d'autres foyers.
La babouchka

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Le 26/1/2009, par FJORDDESPERLESNOIRES (www)
J'admire toujours la passion qui anime certains éleveurs: cela prouve au moins que c'est de l'élevage pour la race et non pour l'argent! Au printemps donc pour une nouvelle aventure! |
Le numéro de janvier de la revue 30 millions d'amis consacre un article au Sibérien.
Mise à part une monumentale erreur qui attribue au Neva Masquerade une parenté avec le Siamois, l'article contient quelques commentaires intéressants :
"Le petit tigre venu du froid"
"C'est à un contact d'égal à égal qu'il faut s'attendre avec ce chat qui, de toute façon, l'entend bien de cette oreille. Le stress et l'appréhension ne font pas partie de son vocabulaire."
"Sociable et affectueux, le Sibérien est un bon compagnon."
"Le Sibérien a cette assurance qui vous indique qu'il ne sent inférieur à personne."
"...à en croire tous ceux qui l'ont approché, il ne peut que susciter la passion."
"Capable de s'imposer au milieu d'une meute, le Sibérien peut aussi faire preuve de gentillesse et d'une grande souplesse de caractère, même s'il recherche de nouvelles situations et provoque l'interaction, de préférence avec son maître."
"Il pourrait être critique gastronomique félin tellement il aime goûter à tout !... Très poisson et même fruits, il n'est pas non plus contre un bon filet de boeuf."
"L'eau et le Sibérien, c'est le grand amour ! La race fait mentir la réputation selon laquelle les chats n'aiment guère se mouiller les pattes. L'eau, c'est même leur terrain de jeu favori."
(Texte de Morgane Ulliac)
De quoi vous donnez envie de rejoindre les amoureux du Sibérien, non ?

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