Les Tsars de Foncourt
Sibériens traditionnels et Neva Masquerade

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Quelques conseils, commentaires, trucs ou astuces et autres condidérations pour tous les (futurs) propriétaires de chats ou chatons 


  "Avez-vous déjà vu un chaton en colère ? Cela en vaut la peine. Il traverse la pièce en marchant comme un crabe, faisant le gros dos, furibond, le pelage tout hérissé, la queue en rince-bouteilles, la moustache en bataille, la gueule grande ouverte, soufflant de rage. Mais, de grâce, ne vous moquez pas de lui. Un chaton a sa fierté.
L'une des premières leçons que retient un chaton est qu'en cas de chute, il faut toujours faire semblant de l'avoir fait exprès."

(P. Brown, Les Chatons, éd. H. Exley)


1) Chat de race ou chat de maison ?

C'est sans doute la première question à se poser lorsque l'on veut "adopter" un félin domestique. 
Nous allons donc essayer de dégager les avantages et les inconvénients de cette alternative.

Les origines et la santé :
Il est excessivement rare que l'on connaisse les ascendants des chats de maison. En effet, si la mère est souvent connue, le père (ou les pères) l'est (le sont) beaucoup plus rarement.
Par contre, si vous optez pour un chat de race, vous aurez un pedigree qui vous indiquera les origines de votre chat sur au moins 4 générations.
Les chats de maison, vivant souvent en toute liberté, sont beaucoup plus exposés aux maladies endémiques (FIV, FeLV, PIF, etc.) et même si la mère des chatons est vaccinée, rien ne vous garantit que le père, lui, l'était. Ils sont donc beaucoup plus souvent porteurs (même sains) de toutes sortes de maladies (qui peuvent se déclarer un jour ou l'autre, à l'occasion d'un stress ou d'un traumatisme).
Les chats de race, eux, sont vaccinésLeurs parents, leurs grands-parents, leurs arrière-grands-parents, etc. l'étaient également. Certains éleveurs font régulièrement tester leurs reproducteurs pour être sûrs qu'il n'y a aucun risque. De plus, les chats de race sortent rarement (pour ne pas dire jamais) en toute liberté. Leur espérance de vie est potentiellement plus élevée que celle de leurs cousins, les chats de maison.

Le comportement et la sociabilisation :
Les chatons de gouttière "poussent" la plupart du temps tout seuls, avec la seule compagnie de leur mère et de leurs frères et soeurs. Ils sont donc, souvent, plus "sauvages", moins bien sociabilisés. De plus, leurs "maîtres - qui sont souvent des maîtres par la force des choses" n'ont rien de plus pressé que de s'en débarrasser dès le sevrage commencé, c'est-à-dire entre 6 et 8 semaines, à ce moment-là, seule la pré-sociabilisation a commencé et la mère chatte n'a eu le temps que de leur apprendre le BA-B et les rudiments de la bienséance féline.
Les chats de race, eux, grandissent sous haute surveillance et les éleveurs ont à coeur de les sociabiliser parfaitement avant de les céder à leurs futurs propriétaires. Ils sont donc souvent plus câlins, plus familiers. De plus, ils sont beaucoup moins épris de liberté que leurs cousins.

En outre, suivant la race, il y a des spécificités de caractère et de comportement : telle race est éprise d'indépendance, telle autre ne supporte pas le bruit ou préfère vivre en semi-liberté. C'est très important de choisir un chat qui vous corresponde et qui ait les mêmes traits de personnalité et les mêmes aspirations que vous (calme ou plus nerveux, joueur ou indolent, etc.). Il faut savoir qu'il y a plus de 50 races de chats différentes à l'heure actuelle. Il faut également savoir que le chat a, lui aussi, son libre arbitre. Au sein d'une famille, il affiche ses préférences. Très intuitif, le chat devine l'être humain et perçoit les affinités possibles entre lui et son protecteur.




 

Le prix :

Là, évidemment, il n'y a pas photo (mais c'est comme pour les voitures, par exemple, on ne compare pas une Skoda et une Porsche) ! 
Les chats de maison ne coûtent rien ou presque (du moins au moment de l'acquisition). Il suffit bien souvent de les faire vacciner et puis c'est tout.
Le prix des chats de race varie de 600 à 1500 euros (ce sont des moyennes, il y a peut-être des races moins chères et d'autres plus chères - c'est aussi une question de "mode", de rareté, etc.). 
Bigre ! ce n'est pas rien, évidemment ! 
Mais ne croyez surtout pas que pour l'éleveur ce soit du bénéfice pur... Si vous voulez avoir une idée "plus juste" de ce que coûte un élevage de chats de race, je vous invite à consulter la page "Les Oeufs de Fabergé". 

L'allure et la beauté :
Là, on nage en pleine subjectivité, évidemment !
Tout le monde connaît de superbes chats de maison...
Mais je n'ai quand même jamais rencontré, parmi les chats de maison, de persan, de maine coon, d'oriental ou de sphynx !
Donc, c'est affaire de goût. Si vous avez envie d'avoir un chat bien typé, que vous craquez pour une certaine allure, pour des poils longs ou frisés ou "pas de poil", vous n'aurez d'autre choix que d'opter pour un chat de race.

"Splendeur des formes et couleurs, noblesse du pas, mystère du regard, le chat de race véhicule dans notre monde urbanisé moderne, la magie du félin de nos rêves.
Il est pourtant victime d'une véritable injustice : il ne représente aujourd'hui, qu'à peine 8% de la population totale des chats, alors que le pourcentage des chiens de race, ou assimilés, dépasse les 60% !
S'il est coutume de choisir son chiot, on "hérite" bien souvent d'un chaton de circonstance. Et c'est dommage, tant un chat de race peut être fascinant..." (H. Lagarde, in Chats de race, ed. Royal Canin)
De toute façon, quelle que soit votre décision finale, votre chat sera, à vos yeux, le plus beau du monde, le plus câlin, le plus "mimi", etc.


 2) Accueil du chaton (source Guide du Chaton, Royal Canin) :

Durant ses douze premiers mois de vie, le chaton va découvrir son environnement, se développer, prendre des repères, se sociabiliser et apprendre les relations hiérarchiques qui conditionneront le reste de son existence. Lorsque vous décidez d'adopter un chaton, vous devenez responsable de cette phase décisive de sa vie et vous devez, absolument, continuer le travail qui a été fait avant vous par l'éleveur !
Tout d'abord, planifiez son arrivée chez vous plutôt un week-end, comme cela vous aurez plus de temps à lui consacrer et pourrez l'aider à découvrir son nouvel environnement. 
Transportez-le en toute sécurité dans une cage de transport (plutôt qu'en liberté dans votre voiture) - sachez que la plupart des chats détestent la voiture (Les Sibériens sont les exceptions qui confirment la règle, eux, ils adorent les promenades en voiture !).
Arrivés à la maison, laissez-le "faire le tour" des lieux. 
Montrez-lui où se trouvent sa nourriture, sa litière, son panier ou son coussin, ses jouets, etc. 
Evitez les cris et les gestes trop brusques. Si vous avez des enfants (qui ne sont pas habitués à posséder un jeune animal), expliquez-leur bien qu'il ne s'agit ni d'un jouet ni d'une peluche, mais bien d'un petit être vivant comme eux et qu'il a besoin d'énormément de sommeil.
Manipulez-le avec précaution, glissez une main, largement ouverte, sous son ventre. Ne le prenez surtout pas par les deux pattes de devant ou par la tête. N'essayez pas non plus de l'attraper par la queue...
S'il fait des bêtises, vous pouvez le prendre par la peau du cou comme le faisait sa maman (pour le transporter ou pour le rappeler à l'ordre), mais, surtout, ne jamais le secouer sous peine de lui rompre les cervicales !

  
3) Intégration dans le nouveau foyer :

Sachez qu'un chat adulte n'apprécie souvent que très moyennement l'arrivée d'un chaton sur son territoire. L'acceptation totale demande quelques jours voire, parfois, plusieurs semaines ! Une relation hiérarchique s'installera entre vos chats et il vous faudra la respecter.
Un petit truc : prélevez des sécrétions faciales sur les joues et le front du chaton, avec un chiffon et frottez-en le bas des murs de vos pièces afin que votre "ancien" chat s'habitue à son odeur, vous pouvez également en frottez les joues de l'"ancien" afin de mélanger leurs odeurs.
Ne laissez pas votre chaton sortir avant qu'il ne soit complètement vacciné.

Apprenez aussi à regarder où vous mettez les pieds, car il aura certainement la fâcheuse tendance de vous filer entre les jambes !
Par instinct, le chaton ne mange pas les plantes qui lui seraient toxiques, mais il est quand même prudent d'éviter d'en conserver dans votre foyer. 
Voici une liste (non exhaustive) des plantes d'intérieur et d'extérieur qui sont potentiellement toxiques pour nos amis félins :

 Aucuba - Azalée - Cyclamen - Diffenbachia - Ficus - Houx - Gui - Glycine - Laurier-rose - Lierre - Lys -  Philodendron - Poinsettia - Pois de Senteur - Pommier d'amour - Rhododendron - et, surtout, le muguet (dont tout, absolument tout ! est toxique, même l'eau dans laquelle il a trempé !).
Attention aux plaques électriques allumées ou chaudes ainsi qu'au fer à repasser !
Si vous souhaitez changer l'alimentation de votre chaton, ne le faites pas brutalement, sous peine de provoquer des troubles digestifs (vomissements, selles molles, diarrhées). Attendez qu'il ait surmonté le stress de son arrivée chez vous, puis opérez la transition entre l'ancien et le nouvel aliment sur une semaine au moins.
Ne lui donnez pas de restes de table.
Veillez à ce qu'il ait toujours de l'eau fraîche à sa disposition (surtout pas de lait !).

Si vous ne souhaitez pas qu'il élise domicile dans votre chambre à coucher, ne cédez pas la première nuit, même s'il miaule.
Sachez aussi qu'un chaton qui a été manipulé par plusieurs personnes dès son plus jeune âge sera plus ouvert sur la vie et sa curiosité d'autant plus grande. De même, sa familiarisation avec les différents bruits de la vie quotidienne (portes qui claquent, aspirateur, cris d'enfants, bruits de moteur, etc.) lui permettra de s'intégrer parfaitement à l'environnement de son nouveau foyer.
  

4) Aires de vie d'un chat(on) :

Le chaton organisera sa vie, au sein de votre foyer, autour de 4 aires différentes - on considère qu'une distance minimale de 50cm doit séparer chaque grande aire d'activité. Vous devrez respecter cette organisation en essayant de ne pas la perturber (au risque de provoquer chez lui des troubles du comportement) :
- l'aire de repos (évolue en fonction de l'ensoleillement et des sources de chaleur qui sont recherchées en priorité - radiateur, feu ouvert, tablette de fenêtre, etc.). En lui offrant la possibilité d'aller se reposer sur une plateforme en hauteur (dessus d'armoires ou de bibliothèque, par exemple), dans un trou ou une cachette, vous diminuerez les comportements d'apaisement oral comme le toilettage excessif et la boulimie. Vous pouvez poser des étagères ou lui dégager une planche de la bibliothèque pour qu'il puisse y trouver une cachette sûre;

- l'aire de propreté (facilement accessible en permanence, isolée de sa gamelle (ça vous plairait, à vous, de manger dans votre WC ?) et de votre aire de vie - un renfoncement ou un coin de pièce où il n'y a pas beaucoup de va-et-vient)
- l'aire de jeu (en pratique, c'est souvent la totalité de la maison !)
- l'aire d'alimentation (un récipient pour la nourriture sèche, un autre pour la nourriture "humide" - si vous décidez d'en donner - et un dernier pour l'eau, qui doit être changée régulièrement - les chats ne sont pas de "gros" buveurs, mais ils apprécient l'eau fraîche)


  5) Alimentation et soins :

 "Responsable de la domestication du chien et du chat, l'homme a le devoir de les nourrir en accord avec leurs vrais besoins spécifiques et non en fonction de ses projections humaines. C'est la première règle du vrai respect de l'animal." (Dr J-P. Vassaire)
Alimentation sèche ou humide, rations ménagères ou aliment industriel ?
Le choix est vaste ! Cependant, tous les aliments n'apporteront pas les mêmes bénéfices à votre compagnon et la sélection que vous opérerez sera déterminante pour lui.
Un aliment complet et équilibré, apportant l'ensemble des nutriments nécessaires à la santé de votre chat, est très difficile à composer à la maison. L'alimentation industrielle répond à des critères stricts d'équilibre nutritionnel. De plus, un aliment sec permet de prévenir une bonne partie de l'apparition du tartre dentaire.
Divers critères doivent intervenir dans le choix de l'alimentation de votre chat : race, âge, activité physique, état physiologique - chat castré ou non - etc.
En maître attentif, il vous faudra également veiller à ce que votre chat dispose quotidiennement d'eau fraîche, renouvelée, laissée en libre-service.
Nettoyez fréquemment ses gamelles pour éviter toute souillure. Surveillez la consommation en eau de votre chat, car cela peut être le signe d'une maladie sous-jacente (sur ou sous-consommation).
N'oubliez pas que le chat ne sélectionne pas son alimentation par le goût mais par l'odorat. Il est donc inutile de varier les goûts des aliments que vous lui donnez, car, pour lui, ce critère n'est pas important.

N'ayez pas peur de lui couper les griffes des pattes avant (cela épargnera vos meubles !) même si vous mettez un griffoir à sa disposition. S'il y a été habitué très tôt, ce n'est pas "l'opération" qu'il préfère, mais il vous laissera faire sans trop rechigner.

Inspectez-lui régulièrement les oreilles, car aucun chaton n'est à l'abri de la gale d'oreilles (il s'agit d'un acarien et, comme le dit notre vétérinaire, il suffit que passe une femelle "gale" bien pleine et qu'elle décide d'élire domicile dans les oreilles de votre protégé). Ce n'est pas grave, mais il faut impérativement traiter le plus rapidement possible (avec de la crème ou une lotion appropriées).
Habituez-le à un brossage (ou un peignage) hebdomadaire. Cela suffira pour entretenir son pelage, éliminer les poils morts, la bourre (le sous-poil) et pour contrôler qu'il n'a pas de "squatters" indésirables (puces, tiques, etc.).


  6) Le langage du chat ou du chaton :

Savez-vous pourquoi les chat(on)s ronronnent ? 
En fait, il s'agit d'un phénomène qui existe chez tous les bébés félins, c'est un mode de communication avec la mère (lors de la tétée, de la toilette, des soins, etc.), qui disparaît normalement chez les adultes. 
Alors, me direz-vous, pourquoi les chats adultes continuent-ils à ronronner ? 
Tout simplement, parce qu'ils nous considèrent, nous humains, comme des Super-mamans tout au long de leur vie. Ils viennent donc nous réclamer protection, nous manifester soit leur excitation soit leur état de manque ou de "détresse émotionnelle". 
Le ronronnement est, la plupart du temps, synonyme de plaisir et de contentement, mais pas toujours : en effet, lorsque le chat est particulièrement en détresse (en fin de vie, quand il souffre beaucoup, quand il est grièvement blessé...), il peut également se mettre à ronronner, c'est sa manière de vous signaler qu'il va mal, qu'il se sent fragilisé.

Lorsqu'il se frotte sur vous, la tête contre vos jambes ou la tête contre votre visage, c'est pour vous "marquer" (comme il marque son territoire) à l'aide de ses sécrétions faciales. C'est de cette façon, également, que les chats d'une même maison marquent leur appartenance à un groupe bien particulier dont les chats "étrangers" se retrouveront exclus. Le fait de se toiletter mutuellement participe du même phénomène : renforcer les liens entre individus d'un même groupe.
Les chatons ont souvent l'habitude de mordre ou de griffer lorsqu'ils jouent (entre eux) et ils ne font pas toujours la différence lorsqu'ils jouent avec vous : ne les laissez pas faire, en tout cas pas trop ! car vous vous rendriez à tous deux un très mauvais service. En effet, plus tard, votre chat ne fera pas la différence et continuera à vous mordre ou à vous griffer (c'est ainsi que des gens ont de véritables "fauves" chez eux, que personne n'ose approcher et dont tout le monde se méfie comme de la peste). Apprenez à lui dire NON, de façon ferme et n'hésitez pas à lui pincer la peau du cou en continuant à dire NON de façon ferme, il comprendra qu'il ne peut pas continuer. Ensuite, câlinez-le et parlez-lui doucement. Les chats sont très intelligents et tout aussi capables que les chiens d'apprendre et de retenir, simplement, ils sont beaucoup plus indépendants et préfèrent que ce soit nous les humains qui marchions à la baguette... 
Le chat véhicule souvent une image de "solitaire", aimant peu ses semblables et assez indifférent parfois envers la gent humaine. Or, rien n'est plus faux !
Le chat et le chaton sont des communicateurs extraordinaires (entre eux et vis-à-vis de nous, les Zumains). Ils sont même capables d'adopter des langages différents selon qu'ils s'adressent à des congénères ou à nous.
Tout d'abord, sachez que si le chat ne comprend pas toujours le vocabulaire que vous utilisez pour vous adresser à lui, il comprend parfaitement, par contre, le langage de votre corps et vos attitudes. Il comprend aussi les sentiments que vous éprouvez et peut même "deviner" ce que vous allez faire.



    



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